Il y a des enregistrements qui sont des cadeaux de noël à l’approche d’Halloween. Celui-ci est une surprise se métamorphosant en coup de cœur. Réalisé en Avril et Juin 2026 au Studio de Meudon, il témoigne d’une prise de son soignée et exigeante de Sami Bouvet. Si la pochette évoque l’univers du cinéma d’un Giuseppe Tornatore ou d’un Sergio Leone, elle correspond parfaitement à une invitation à un voyage entre des compositeurs de deux continents : la France et l’Italie pour l’ancien monde et les États Unis pour le nouveau monde, témoignage sensible d’une histoire profonde et bouleversante.
Ce disque n’est pas un enregistrement de plus, il est autre chose.
C’est un véritable ovni musical. Cette odyssée sonore a pour boussole la recherche de couleurs insoupçonnées offertes par une famille d’instruments à cuivres dont la trompette appartient. Du communiqué de presse, on retient cette petite phrase de Miles Davis : « Pourquoi jouer tant de notes alors qu’il suffit de jouer les plus belles ». Tout est dit en quelques mots.
Le programme est riche et dense et convie nombre de compositeurs, une sorte de retour vers le futur à la manière de Robert Zemeckis : Leonard Bernstein, Donald Hunsberger, Aaron Copland, Georges Gershwin, Ennio Morricone, Michel Legrand, Maurice Ravel, Erik Satie, Camille Saint-Saëns et Francis Poulenc.
Quel est le dénominateur entre ces compositeurs des deux rives de l’Atlantique ?
Ce sont tous d’extraordinaires mélodistes. Ils ont d’ailleurs été repris par nombre de cinéastes de Sergio Leone, Robert Mulligham ou Gaspar Noë… La liste serait trop longue.
Enregistrement et Interprètes
Benoit d’Hau est un Artiste majeur de notre temps. Il crée des ponts imaginaires entre des univers musicaux et nous emporte dans une croisière poétique entre deux continents. Il dévoile toutes les palettes sonores des trompettes appartenant à la famille des instruments à vent (cuivres) en utilisant une grande variété de trompettes : on y entend trompettes en si bémol et ut mais également cornet à pistons et trompette à palettes de facture viennoise. La bonne douzaine d’embouchures existantes élargit le champ des couleurs. Son travail est celui d’un peintre sonore particulièrement fascinant. Chaque timbre choisi est le fruit d’une longue méditation en fonction des œuvres proposées. Dans long time ago de Copland, il utilise une embouchure de cor pour obtenir une couleur plus douce et enveloppante. On est surpris. On y entend du cor. Il nous rappelle aussi combien les instruments à vent sont proches de la gestuelle vocale des chanteurs. Les œuvres de Bernstein choisies sont du bonheur. L’emploi de la sourdine Hamon dite Wa-Wa dans On the Town apporte une couleur Jazz irrésistible.
On se délecte du lyrisme déployé dans les mélodies éternelles de West Side Story.
D’une famille de musiciens, Benoit d’Hau s’est perfectionné avec Maurice André et Wynton Marsalis, deux poètes incontournables de l’instrument. Il est aussi le fondateur de ce label passionnant. À ses côtés, la pianiste Caroline Fauchet est une excellente interprète. Elle jongle avec les répertoires avec un naturel déconcertant. The Man I Love de Georges Gershwin lui permet d’exprimer sa musicalité et sa sensibilité en solo. Le duo fonctionne à merveille. Pour le chant traditionnel Danny Boy, on se réjouit de découvrir la voix voluptueuse de Virginia Olivier et le pianiste Hervé Sellin, héritier d’un Michel Legrand ou de Martial Solal. Ce Danny Boy reste dans l’oreille pour des jours et des nuits : une véritable plongée dans ce fleuve intarissable qu’est le jazz.
Après cette déambulation enchantée sur le continent américain, on retrouve l’Europe avec Ennio Morricone, compositeur si précieux pour le cinéma européen et américain. On savoure le rare les enfants qui pleurent de Michel Legrand. On se régale avec La pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel, deux gymnopédies d’ Eric Satie.
L’utilisation des sourdines multiples apporte des couleurs poétiques. Si les instruments à vent sont un clin d’œil à la voix humaine l’interprétation du célèbre « Mon cœur s’ouvre à ta voix de Samson et Dalila » de Camille Saint-Saëns en est la parfaite illustration. Le disque se termine avec Francis Poulenc sur les chemins de l’amour. Ce disque est un hymne à l’amour et à la musique. On se surprend à fredonner et chanter. Voilà un disque que l’on devrait retrouver sous le sapin qui s’adresse à toutes et tous… De la musique à partager. Il pourrait bien déclencher de nouvelles vocations à en oublier l’énorme travail de transcriptions de Benoit d’Hau.
Embarquement immédiat vers un Ailleurs qui tend vers l’indicible !
Serge Alexandre
WWW.INDESENSCALLIOPE.COM
www.youtube.com/watch?v=MPqU9xRlScs&list=OLAK5uy_mhmaYb0rNwvcnSiNLLQj6_v4fBeLbo-Yg
Ce disque n’est pas un enregistrement de plus, il est autre chose.
C’est un véritable ovni musical. Cette odyssée sonore a pour boussole la recherche de couleurs insoupçonnées offertes par une famille d’instruments à cuivres dont la trompette appartient. Du communiqué de presse, on retient cette petite phrase de Miles Davis : « Pourquoi jouer tant de notes alors qu’il suffit de jouer les plus belles ». Tout est dit en quelques mots.
Le programme est riche et dense et convie nombre de compositeurs, une sorte de retour vers le futur à la manière de Robert Zemeckis : Leonard Bernstein, Donald Hunsberger, Aaron Copland, Georges Gershwin, Ennio Morricone, Michel Legrand, Maurice Ravel, Erik Satie, Camille Saint-Saëns et Francis Poulenc.
Quel est le dénominateur entre ces compositeurs des deux rives de l’Atlantique ?
Ce sont tous d’extraordinaires mélodistes. Ils ont d’ailleurs été repris par nombre de cinéastes de Sergio Leone, Robert Mulligham ou Gaspar Noë… La liste serait trop longue.
Enregistrement et Interprètes
Benoit d’Hau est un Artiste majeur de notre temps. Il crée des ponts imaginaires entre des univers musicaux et nous emporte dans une croisière poétique entre deux continents. Il dévoile toutes les palettes sonores des trompettes appartenant à la famille des instruments à vent (cuivres) en utilisant une grande variété de trompettes : on y entend trompettes en si bémol et ut mais également cornet à pistons et trompette à palettes de facture viennoise. La bonne douzaine d’embouchures existantes élargit le champ des couleurs. Son travail est celui d’un peintre sonore particulièrement fascinant. Chaque timbre choisi est le fruit d’une longue méditation en fonction des œuvres proposées. Dans long time ago de Copland, il utilise une embouchure de cor pour obtenir une couleur plus douce et enveloppante. On est surpris. On y entend du cor. Il nous rappelle aussi combien les instruments à vent sont proches de la gestuelle vocale des chanteurs. Les œuvres de Bernstein choisies sont du bonheur. L’emploi de la sourdine Hamon dite Wa-Wa dans On the Town apporte une couleur Jazz irrésistible.
On se délecte du lyrisme déployé dans les mélodies éternelles de West Side Story.
D’une famille de musiciens, Benoit d’Hau s’est perfectionné avec Maurice André et Wynton Marsalis, deux poètes incontournables de l’instrument. Il est aussi le fondateur de ce label passionnant. À ses côtés, la pianiste Caroline Fauchet est une excellente interprète. Elle jongle avec les répertoires avec un naturel déconcertant. The Man I Love de Georges Gershwin lui permet d’exprimer sa musicalité et sa sensibilité en solo. Le duo fonctionne à merveille. Pour le chant traditionnel Danny Boy, on se réjouit de découvrir la voix voluptueuse de Virginia Olivier et le pianiste Hervé Sellin, héritier d’un Michel Legrand ou de Martial Solal. Ce Danny Boy reste dans l’oreille pour des jours et des nuits : une véritable plongée dans ce fleuve intarissable qu’est le jazz.
Après cette déambulation enchantée sur le continent américain, on retrouve l’Europe avec Ennio Morricone, compositeur si précieux pour le cinéma européen et américain. On savoure le rare les enfants qui pleurent de Michel Legrand. On se régale avec La pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel, deux gymnopédies d’ Eric Satie.
L’utilisation des sourdines multiples apporte des couleurs poétiques. Si les instruments à vent sont un clin d’œil à la voix humaine l’interprétation du célèbre « Mon cœur s’ouvre à ta voix de Samson et Dalila » de Camille Saint-Saëns en est la parfaite illustration. Le disque se termine avec Francis Poulenc sur les chemins de l’amour. Ce disque est un hymne à l’amour et à la musique. On se surprend à fredonner et chanter. Voilà un disque que l’on devrait retrouver sous le sapin qui s’adresse à toutes et tous… De la musique à partager. Il pourrait bien déclencher de nouvelles vocations à en oublier l’énorme travail de transcriptions de Benoit d’Hau.
Embarquement immédiat vers un Ailleurs qui tend vers l’indicible !
Serge Alexandre
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